• Doctorant / PHD

Master Génie des Environnements Naturels et Industriels, spécialité Génie de l’Environnement Naturel et de la Faune Sauvage, Université de Reims Champagne Ardenne, 2018

Directeurs de thèse : Freddie-Jeanne Richard et Yves Caubet

Résilience adaptative d’espèces d’intérêt écologique face aux changements environnementaux en milieu viticole

Mots clés :  Faune du sol, isopodes terrestres, bioindication, viticulture

Les activités humaines, notamment les pratiques agricoles, impactent considérablement la dynamique des écosystèmes en s’ajoutant aux perturbations climatiques. Ces impacts se traduisent, entre autres, par un appauvrissement de la biodiversité et une baisse de sa biomasse. En affectant les réseaux trophiques, elles limitent également l’efficacité de cette biodiversité dans la dynamique fonctionnelle des agrosystèmes (pollinisateurs, détritivores, ingénieurs du sol…). Ces effets délétères accentuent l’altération des écosystèmes et affectent leur capacité de résilience face aux perturbations environnementales. Alors que plusieurs études récentes démontrent la chute en abondance de la biodiversité, peu d’entre elles visent à apprécier la résilience de cette biodiversité utile ainsi que la façon dont ces changements environnementaux peuvent influencer les traits d’histoire de vie des espèces locales. L’évolution de leurs stratégies face aux pressions récurrentes sur l’écosystème pourrait modifier leur rôle écologique fonctionnel, déterminant pour le bon équilibre des agrosystèmes.

L’agrosystème viticole représente un modèle méthodologique optimal pour notre étude. En effet, cette activité, très largement présente sur le territoire national, et en particulier en Nouvelle Aquitaine, présente différentes pratiques agriculturales (conventionnelle, biologique, biodynamique) pouvant impacter différemment la faune du sol. Afin de prendre en considération les prévisions de modification du climat, nous échantillonnerons dans des exploitations localisées dans plusieurs régions.

Le projet de recherche prévoit ainsi une campagne annuelle d’échantillonnage de différentes familles d’invertébrés détritivores (qui dégradent de la matière végétale contribuant ainsi à l’enrichissement des sols en ressources utilisables par la plante) ainsi que le diagnostic au laboratoire des stratégies éco-comportementales des individus collectés.

Human activities, including agricultural practices, have a significant impact on ecosystem dynamics, in addition to climate disturbances. These impacts result, among other things, in a decline in biodiversity and its biomass and, by affecting food webs, limit the effectiveness of this biodiversity in the functional dynamics of agrosystems (pollinators, detritivores, soil engineers, etc.). These deleterious effects accentuate the alteration of ecosystems and affect their capacity for resilience in the face of environmental disturbances. While several recent studies demonstrate the abundant decline in biodiversity, few studies aim to assess the resilience of this useful biodiversity, and how these environmental changes can influence the life history traits of local species. The evolution of their strategies in the face of recurrent pressures on the ecosystem could modify their functional ecological role, which is crucial for the proper balance of agrosystems.

The wine agrosystem represents an optimal methodological model for our study. Indeed, this activity, which is very widely present on the national territory, and in particular in New Aquitaine, presents different agricultural practices (conventional, organic, biodynamic) that can impact the soil fauna in different ways. In order to take into account climate change forecasts, we will sample in vineyards located in several regions.

The research project thus provides for an annual sampling campaign of different families of soil detritivores (degradation of plant material contributing to the enrichment of soils with resources usable by the plant) and laboratory study of the ecobehavioural strategies of the individuals collected.