• Doctorant / PHD

Parcours :

Master Ethologie – Ecologie à l’université Jean-Monnet, Saint-Etienne (2017 – 2019)

Licence Biologie des Organismes et des Populations à l’université Jean-Monnet, Saint-Etienne (2014 – 2017)

Stage de M2 : impact des comportements sociaux sur le parasitisme gastro-intestinal des zèbres des plaines (Equus quagga bohemi), Réserve Africaine de Sigean, Sigean.

Stage de M1 : Suivi de population des flamants roses (Phoenicopterus roseus) lors de la saison de reproduction 2018, Institut de recherche pour la conservation des zones humides la Tour du Valat, Arles.

Thèse CIFRE (2022 – 2025) : Gestion des parasites gastro-intestinaux à travers une étude comportementale des zèbres de Grant (Equus quagga bohemi), et conséquences environnementales des traitements antiparasitaires.

Encadrants : FJ Richard (Laboratoire Evolution et Biologie des Interactions UMR 7267, Poitiers), P Jay-Robert (Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive UMR 5175 , Montpellier), A. Ortega (Réserve Africaine de Sigean, Sigean).

Résumé

Les parasitoses issues des parasites gastro-intestinaux sont communes chez les équidés, pouvant conduire jusqu’à la mort des individus. La solution de lutte la plus répandue en captivité est l’utilisation de vermifuges.

Ces antiparasitaires, administrés trop fréquemment et en trop grande quantité peuvent conduire à un phénomène de résistance des parasites, or les firmes pharmaceutiques n’ont pas encore d’autres solutions viables à proposer. La démarche envisagée est donc la limitation de l’utilisation des vermifuges afin d’éviter l’apparition de ces parasites résistants.

Enfin, l’ivermectine, molécule la plus utilisée sur le marché des anthelmintiques, n’est pas métabolisée par les équidés mais excrétée à plus de 90% à travers les déjections ce qui constitue une pollution environnementale importante. Celle-ci touche directement les coléoptères coprophages, premiers utilisateurs de la ressource.

L’objectif de cette thèse est d’évaluer et réduire les impacts environnementaux des parcs zoologiques. Les travaux envisagés se déclinent à travers 2 axes de recherche : (i) tester la possibilité de fonder l’administration d’antiparasitaires sur une grille d’analyse comportementale afin d’adapter les protocoles de traitements antiparasitaires et donc de diminuer l’utilisation de ces molécules ; (ii) évaluer l’intérêt que représente le zoo pour la préservation de l’entomofaune coprophage locale ainsi que, en retour, les services écosystémiques rendus par celle-ci pour le système d’élevage.

Abstract

Parasites from gastrointestinal parasites are common in equines, and can lead to the death of individuals. The most common control solution in captivity is the use of anthelmintics.

These anthelmintics may lead to parasite resistance when administered too frequently and in too large quantities. Pharmaceutical companies do not yet have other viable solutions to offer. The envisaged strategy is therefore to limit the use of anthelmintics in order to avoid resistant parasites appearance.

Ivermectin, the most widely used molecule on the market, is not metabolized by equines and more than 90% is excreted through manure, constituting significant environmental pollution. This directly affects dung beetles, the primary users of this resource.

The thesis’ purpose is to assess and reduce the environmental impacts of zoos. The project is divided into 2 areas of research: (i) testing the possibility of basing anthelmintic administration on behavioral analyzes in order to adapt treatment protocols and therefore reduce the use of these molecules; (ii) assess the interest that the zoo represents for local coprophagous entomofauna preservation as well as, in return, the ecosystem services provided by it for the farming system.