• Doctorant / PHD

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Master Ecologie et Biologie des Populations, Biologie Ecologie Evolution, Université de Poitiers 2018

Directeurs de thèse : Frédéric Grandjean (Laboratoire Ecologie et Biologie des Interactions, équipe Ecologie Evolution Symbiose, Poitiers) et Juliette Smith-Ravin (Groupe BIOSPHERES, Université des Antilles, Martinique)

Etude des impacts de l’écrevisse exotique envahissante Cherax quadricarinatus sur les hydrosystèmes de Martinique.

Study of the invasive crayfish species Cherax quadricarinatus impacts on freshwater ecosystems in Martinique Island.

Résumé

L’introduction d’espèces envahissantes, au même titre que les autres activités anthropiques telles que la pollution ou encore la modification des habitats, entraîne un déclin de la biodiversité dans tous les écosystèmes de la planète. Comme les systèmes d’eau douce reçoivent moins d’attention que les autres habitats, il est urgent de mettre en place des programmes de surveillance fiables pour évaluer leur santé et leur état dans le but d’atténuer les pertes de biodiversité. En effet, l’introduction d’espèces envahissantes dans un environnement conduit souvent à une catastrophe écologique, en raison de leurs impacts négatifs importants sur les communautés indigènes. Ces effets sont bien souvent encore plus graves dans un environnement insulaire, comme l’est la Martinique : du fait de leur isolement, ces zones, avec un fort taux d’endémisme, sont très sensibles, et toute perturbation peut avoir des effets négatifs rapides et irréversibles. Souvent associées à un régime omnivore, les écrevisses ont des impacts négatifs profonds sur la biodiversité et les écosystèmes où elles sont introduites.

Ma thèse, co-encadrée par l’Université de Poitiers et l’Université des Antilles, financée par l’Office de l’Eau de Martinique et la Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement de Martinique, se focalise sur l’espèce d’écrevisse envahissante Cherax quadricarinatus, originaire d’Australie et introduite en Martinique pour redynamiser l’aquaculture. Cette espèce se retrouve maintenant dans le milieu naturel et menace la biodiversité locale. L’objectif de mes travaux sont de développer (i) de développer l’ADN environnemental dans le but d’actualiser la distribution de l’écrevisse en Martinique pour ensuite (ii) étudier les impacts de celle-ci sur les communautés autochtones (via des études in vitro et in situ) et enfin (iii) proposer un plan d’éradication de l’espèce. Un volet écotoxicologique est également investigué.

Abstract

The introduction of invasive species, with other human activities such as pollution or habitat modification, leads to a decline in biodiversity in all the world’s ecosystems. As freshwater systems receive less attention than other habitats, there is an urgent need for reliable monitoring programs to assess their health and status in order to reduce biodiversity loss. Indeed, the introduction of invasive species into an environment often leads to ecological disaster, due to their significant negative impacts on native communities. These effects are often even more serious in an island environment, such as Martinique: due to their isolation, these areas, with a high rate of endemism, are very sensitive, and any disturbance can have rapid and irreversible negative effects. Often associated with an omnivorous diet, crayfish have profound negative impacts on biodiversity and the ecosystems where they are introduced.

My thesis, co-supervised by the University of Poitiers and the University of the West Indies and funded by the Martinique Water Office and the Martinique Department of Environment, Development and Housing, focuses on the invasive crayfish species Cherax quadricarinatus, native to Australia and introduced to Martinique to reinvigorate aquaculture. This species is now found in the natural environment and threatens local biodiversity. The aim of my work is to (i) develop environmental DNA in order to update the distribution of the crayfish in Martinique, then (ii) study its impacts on indigenous communities (via in vitro and in situ studies) and finally (iii) propose a plan to eradicate the species. An ecotoxicological component is also being investigated.